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Gestion de données multidimensionnelles à haut volume.
Les données géospatiales (ou géo-référencées),
comme celles couramment acquises et employées en cartographie des océans,
se définissent dans l’espace par des coordonnées tridimensionnelles,
exprimées dans un système de référence terrestre prédéterminé
(e.g. WGS84). Dans le cas des mesures de profondeur (sondes), la position bidimensionnelle de la sonde se
trouve sur la surface de l’ellipsoïde de référence alors qu’un datum marégraphique,
le ‘zéro des cartes’, est employé comme référence verticale.
Le temps peut apporter une quatrième dimension aux sondes, comme à toute autre donnée
à caractère spatiale, d’ailleurs. La réflectivité (amplitude acoustique moyenne
du signal, réfléchie par le fond), à la position de la sonde, est une mesure quantifiable qui
peut définir une cinquième dimension; et ainsi de suite.
Le problème rencontré ici, et qui affecte toutes les bases de données bathymétriques
de haute densité, en est un de gestion (i.e. grosseurs des tables, efficacité de chargement,
de requêtes et d’édition). Des modèles de données spécifiques ont
récemment été créés, pour palier à la situation, mais ils n’ont
pas tous été systématiquement testés. Des nouveaux systèmes de gestion de base
de données hydrographiques ont été développés, mais beaucoup de recherche reste
à faire pour les ajuster aux différentes situations rencontrées.
Les autres données marines géo-référencées, qu’elles servent à
la navigation en général ou aux disciplines des sciences de la mer comme l’océanographie
physique, biologique ou chimique, peuvent également être définies de façon
multidimensionnelle. Peu de recherches ont été entreprises jusqu’alors pour en faire la gestion
et en perfectionner le visionnement. De façon non limitative, la liste de données suivante
représente un intérêt pour une gestion et une utilisation à caractère
multidimensionnel et pour certains des projets sur lesquels le CIDCO travaillera dans les années à
venir :
- Mesures de courants
- Mesures de niveaux d’eau
- Mesures des glaces
- Mesures de température de l’eau ou de l’air
- Vents et pression atmosphérique
- Mesures de salinité
- Présence de plancton
- Présence de poissons
Il est à noter qu’outre la similitude des instruments et méthodes d’acquisition, la
gestion des données sur la présence de poissons, obtenues par l’acoustique sous-marine,
permet de faire un lien entre la cartographie des océans et l’acoustique des écosystèmes.
Les problèmes associés à la diffusion et à la distribution de ces données, notamment
par Internet, reste aussi à être solutionnés. En effet, la communauté maritime, autant commerciale
que scientifique, demande de plus en plus d’avoir accès à l’information, par le truchement de bases
de données numériques à valeur ajoutée. Mais la bande passante des systèmes de communications
marins étant un facteur limitatif, de nouvelles technologies seront requises pour les systèmes embarqués.
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